Biennale nationale de sculpture contemporaine 2024

Visuel : BNSC.

« Comment les messages produits par le biais des ouï-dire ont-ils une influence concrète
sur les conceptions du monde et pourraient pousser au faire et à l’agir ?
Les œuvres présentées dans cette 11e BNSC ne se limitent pas à dénoncer, soit à dire. »
– Extrait du texte Oui dire! (Vers une mise en action du ouï-dire) de Karine Bouchard,
publié dans le catalogue de la Biennale

© Estela López Solís. Détail de l’œuvre Ton silence faisant partie de l’installation Notre douleur, 2024.
Photo: Swann Bertholin.

NOTRE DOULEUR 

Une série d’œuvres textiles sculpturales brodées à la main se déploient, sous forme d’installation in situ, dans l’espace du grenier de la Galerie d’art du Parc. Ici, le travail de broderie, souvent associé à l’univers domestique, nous ramène aussi à la sphère publique. Certaines des pièces textiles s’inspirent des grandes bannières qui, lors de manifestations publiques massives au Mexique, affichent dans la rue des phrases peintes portant des revendications sociales ou politiques. Une tension entre l’intime et le public est mise en œuvre. Les phrases brodées sur chaque pièce textile semblent nous dévoiler des bribes de récits portant des blessures à la fois individuelles et collectives. Ces narrations fragmentaires demeurent ouvertes pour accueillir toutes les histoires avec lesquelles ces œuvres puissent resonner.

Invitée par la Biennale à collaborer avec Innofibre, Centre d’innovation de produits cellulosiques, pour le développement et la réalisation d’une œuvre, l’artiste s’est intéressée à la création d’un papier à partir de fibres de sisal d’origine mexicaine récupérées des cordes et de sacs destinés au transport de produits agricoles. L’œuvre découlant de cette recherche porte des transcriptions qui racontent l’histoire de l’exploitation humaine coloniale et postcoloniale reliée à la culture et au commerce du sisal et d’autres matières des Amériques.

« La simplicité des mots tout comme l’absence de données factuelles
rendent ces récits universels. La souffrance, souvent tue, résonne enfin,
tout en gardant ses victimes dans l’anonymat. » 
– Extrait du texte Rumeurs à propager, de Jérôme Delgado,
publié dans Le Devoir, le samedi 6 juillet 2024

ARTISTES INVITÉ-ES :
Heidi Barkun
Rémi Belliveau
Collectif Bonneau-Knight
Shuyi Cao
Estela López Solís 
Maryse Goudreau
Marc-Antoine K. Phaneuf
arkadi lavoie lachapelle
Clemens Von Wedemeyer
Sanaz Sohrabi
Camille Turner
Nico Williams
Tyshan Wright

COMMISSAIRE : 
Karine Bouchard 

DIRECTRICE GÉNÉRALE ET ARTISTIQUE DE LA BNSC :
Audrey Labrie

COORDONNATEUR ARTISTIQUE :
Alexandre Poulin

COLLABORATION : 
Innofibre, Centre d’innovation des produits cellulosiques

LIEUX D’EXPOSITION À TROIS-RIVIÈRES :
Galerie d’art du Parc, jusqu’au 13 septembre  – Mardi au dimanche de 12 h à 17 h
Galerie R3 – UQTR, jusqu’au 13 septembre – Mercredi au dimanche de 11 h à 17 h
Atelier Silex, jusqu’au 13 septembre – Mardi au dimanche de 12 h à 17 h
Centre d’exposition Raymond-Lasnier, jusqu’au 9 septembre – Mardi au dimanche de 10 h à 17 h

Les expositions présentées au Centre d’art Jacques-et-Michel-Auger (Victoriaville)
et à l’Espace Pauline-Julien (Trois-Rivières) sont maintenant fermées

Lien à l’article Rumeurs à propager de Jérôme Delgado 
(Le Devoir, samedi 6 juillet 2024)

Lien à l’article Là où les ouï-dire sont bons de Stéphanie Bérubé
(La Presse, lundi 26 août 2024)

Site web de la Biennale nationale de sculpture contemporaine

Site web de la Galerie d’art du Parc

Site web d’Innofibre, Centre d’innovation des produits cellulosiques